
Attention les étudiants!
Attachée de coopération pour le français,
Ambassade de France en Lettonie et
Centre Culturel Français de Riga organisent
le concours « LES PRECIEUSES RIDICULES » (voir: la comédie de Molière)
Voici la consigne:
Imitez la tirade de Madelon en employant le français d’aujourd’hui.
Notez bien son style « précieusement ridicule ». N’oubliez pas que dans l’esprit de Molière, il s’agit d’une parodie. « Mon père, voilà ma cousine, qui vous dira, aussi bien que moi, que le mariage ne doit jamais arriver qu’après les autres aventures. Il faut qu’un amant, pour être agréable, sache débiter* les beaux sentiments ; pousser* le doux, le tendre, et le passionné, et que sa recherche* soit dans les formes. Premièrement il doit voir au temple*, ou à la promenade, ou dans quelque cérémonie publique la personne dont il devient amoureux ; ou bien être conduit fatalement chez elle, par un parent, ou un ami, et sortir de là tout rêveur et mélancolique. Il cache, un temps, sa passion à l’objet aimé, et cependant lui rend plusieurs visites, où l’on ne manque jamais de mettre sur le tapis une question galante*, qui exerce les esprits de l’assemblée. Le jour de la déclaration arrive, qui se doit faire ordinairement dans une allée de quelque jardin, tandis que la compagnie s’est un peu éloignée ; et cette déclaration est suivie d’un prompt courroux, qui paraît à notre rougeur, et qui pour un temps bannit l’amant de notre présence. Ensuite il trouve moyen de nous apaiser ; de nous accoutumer insensiblement au discours de sa passion, et de tirer de nous cet aveu qui fait tant de peine. Après cela viennent les aventures ; les rivaux qui se jettent à la traverse* d’une inclination établie, les persécutions des pères, les jalousies conçues sur de fausses apparences, les plaintes, les désespoirs, les enlèvements, et ce qui s’ensuit. Voilà comment les choses se traitent dans les belles manières, et ce sont des règles, dont en bonne galanterie on ne saurait se dispenser ; mais en venir de but en blanc à l’union conjugale ! ne faire l’amour* qu’en faisant le contrat du mariage, et prendre justement* le roman par la queue ! Encore un coup, mon père, il ne se peut rien de plus marchand que ce procédé, et j’ai mal au cœur de la seule vision que cela me fait. »
Date limite d'envoi des textes :
le mardi 27 janvier 2009.
Pour savoir plus,
voir les commentaires.
Les étudiants, à vos plumes!
Faites preuve de votre imagination et
écrivez les textes pour participer à ce concours.
Si vous avez des questions ou vous avez besoin d’aide à la rédaction du texte, n’hésitez pas à me contacter sur le blog ou par mail : al.reszka@yahoo.fr.